Conférence

RENCONTRES ACTINEO NEW TOPICS II

La relation qui existe entre temps et espace de travail est un sujet inépuisable. La multiplication des lieux de travail observée depuis quelques années, ainsi que la déstructuration des temps sociaux et de travail méritent l'organisation d'un cycle de trois Rencontres sur le thème, à travers des visions différentes.

 

Nous avons déjà abordé ce thème lors de la première Rencontre ACTINEO NEW TOPICS, sous l’angle de l’organisation du travail, avec deux témoignages : celui d'Yves Picot, Senior Manager Facilities COCA-COLA et de Jean-François Perillat, Real Estate Procurement Manager ATOS. L'innovation de cette dernière entreprise est celle d'avoir instauré une grande responsabilisation des salariés qui peuvent choisir leurs espaces de travail, les espaces devenant un service au même titre qu'un service à l’occupant. Le collaborateur appartient à plusieurs collectifs à géométrie variable, avec un manager qui devient un animateur de communautés. A côté de cette proposition spatiale assez innovante, nous avons du mal à définir la notion de temps de travail. Elle est à la fois plus complexe et plus subversive qu’il n’y paraît, au regard des conflits sociaux qu'elle engendre (comme on l’a vu avec tous ces débats sur la Loi Travail). La problématique du temps est en retard par rapport aux propositions que l’on voit émerger dans les nouveaux espaces de travail. C’est pourquoi nous avons voulu recentrer le débat sur l’homme, autour de la santé avec le médecin du travail Bernard Salendro, et autour du comportement de l’homme au travail avec Aymeric Lambey, anthropologue.

 

Pour planter le décor, rappelons les résultats de notre Baromètre ACTINEO/CSA 2015. Nous avons demandé aux salariés s’il leur arrivait de travailler hors de leur entreprise, ce à quoi ils ont répondu « oui » à 60 % (dont 25 % en télétravail et 77 % à l’occasion de déplacements professionnels). Nous leur avons demandé s’ils utilisaient des tiers-lieux de travail. Nous nous sommes aperçus qu’ils utilisaient de façon importante les espaces de travail « traditionnels » : il leur arrive de travailler dans leur entreprise ailleurs qu’à leur poste de travail (nomadisme interne), chez eux et chez les clients. Un deuxième bloc de plus de 50 % de répondants utilise plusieurs fois par mois des tiers-lieux publics, comme les salles d’attentes de gares, les cafés et restaurants, les bibliothèques publiques. Mais au final, ils sont seulement 25 % à utiliser les tiers-lieux d’innovation (espaces de coworking, fablabs, etc.).

Ces nouveaux modes d’organisation, de déstructuration du temps et de multiplicité des lieux, ont-ils un impact sur la santé et le comportement des salariés ?

 

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