SINEQUA

Sinequa est spécialiste du "Search et Analyse du Big Data en temps réel pour un Accès Unifié à des informations plus pertinentes et plus exploitables". "Avant, nous étions basés à Ivry-sur-Seine", explique Elisabeth Mateos, assistante du Président de SINEQUA, en charge de la recherche des nouveaux locaux et du déménagement. "Nos locaux faisaient la moitié de la superficie actuelle, soit 400 m² pour une vingtaine de collaborateurs". Suite au rachat de SINEQUA en 2005 par Jean Ferré, président et Alexandre Bilger, directeur général architecte produit, l’entreprise s’est fortement développée. "Nous avons commencé à nous sentir à l’étroit ; les effectifs ont vite doublé, avec des perspectives de recrutement ambitieuses".

De la banlieue de Paris au centre-ville

La première mission d’Elisabeth Mateos alors fraîchement recrutée au sein de l’entreprise, a été de trouver de nouveaux locaux le plus rapidement possible. Trois critères préfiguraient le choix du nouveau site : faciliter l’accès aux collaborateurs. Avec le souhait de se rapprocher du centre de Paris, pour faciliter l’accès aux collaborateurs et leur éviter de passer trop de temps dans les transports. C’est le quartier de la gare Saint-Lazare, à la fois central et bien desservi qui a été retenu. Faciliter l’accès aux clients : "bien que nos équipes commerciales se déplacent chez les clients et prospects, nous sommes aussi amenés à les recevoir chez nous", ajoute l’assistante de Jean Ferré, "et cet emplacement est idéal pour nos clients"Doubler la superficie (soit 800m²) pour accueillir les 40 collaborateurs (commerciaux, marketing, développeurs, administratifs et consultants), actuels et à venir grâce à l’aménagement en open space.

Le passage en open space 

Les espaces ont été ouverts pourune meilleure communication et une meilleure fluidité des échanges. Le but était de disposer d’un grand espace vital pour pouvoir circuler librement. Auparavant, hormis les consultants, les développeurs et la linguistique, les bureaux étaient cloisonnés. "Aujourd’hui, les seuls bureaux fermés sont ceux de la direction, et encore, celui de Jean Ferré est entièrement vitré et celuid’Alexandre Bilger ne sert que dans les cas où la confidentialité est nécessaire. Le reste du temps, Alexandre Bilger est au milieu de son équipe de développeurs".

Se détendre pour mieux travailler

Dans ce projet, la quête du bien-être des collaborateurs a été une préoccupation constante des dirigeants pour qui un salarié qui se sent bien dans son environnement de travail est un salarié productif et performant. "Le travail, on y passe énormément de temps, c’est comme une deuxième maison. Nous avons voulu créer, avec la cafétéria, un véritable espace détente, dans un esprit "cocon" avec canapé, table et chaises de salle à manger, réfrigérateur, micro-ondes, machine à café, lave-vaisselle…pour se sentir comme à la maison. Nous avons même installé une console de jeux Wii !". Et les résultats sont là : de l’avis général, la Wii permet aux collaborateurs de se détendre avant ou après des phases de travail plus intenses. Si pour l’instant elle semble se cantonner à une population jeune et issue du secteur informatique, la Wii se démocratise en s’adressant à un public plus large.

Une pratique amenée à se développer en entreprise au même titre que les salles de sport ou les espaces de détente ?

Cette note ludique témoigne de l’état d’esprit de l’entreprise. Le cadre est à cette image : décoration simple, matériaux organiques comme le bois, le métal et le verre, tableaux natures aux murs, pour des bureaux transparents, zen, lumineux. "Après un an d’installation, tout est encore très "clean", constate Elisabeth Mateos, tout le monde s’est discipliné. Les collaborateurs qui apprécient leur espace de travail, sont soucieux de le garder beau, propre... et paisible : les gens se régulent, pour le rangement comme pour le bruit. Même animé, cela reste calme ».

Un aménagement simple mais efficace

Les postes de travail sont aménagés par 4. En fonction des pôles et des services, deux, trois ou quatre collaborateurs occupent ces postes à temps plein, les autres servant de bureaux de passage ou destinés à accueillir de futurs salariés.Il y de part et d’autre de l’étage deux petites et deux grandes salles de réunion.


Pour le traitement acoustique, des panneaux sonores colorés et décoratifs ont été installés au dessus des postes de travail, tandis que les locaux reprographie isolent l’espace ouvert du bruit des machines. Le mobilier a été choisi avec soin par Dominique Nadeau, directeur des opérations et des ressources humaines qui avait rédigé un cahier des charges axé sur le bien-être des collaborateurs. Chaque collaborateur dispose sur son poste de travail d’un caisson fermé à clé, d’une armoire basse dans chaque espace, de grands placards à chaque pôle, et d’un vestiaire avec penderie. "L’ambiance était déjà très bonne, mais là, la qualité de vie et le confort au travail sont incomparables ! ", conclut-elle.

De la sociologie des organisations à l’organisation des espaces

"C’est tout simplement par empathie que j’ai souhaité tout mettre en oeuvre pour lutter contre le stress de mes collaborateurs. Si moi-même je n’ai pas envie de travailler dans tel type d’environnement, pourquoi devrais-je l’imposer aux gens avec qui je travaille ?" Jean Ferré reconnait que l’open space présente des inconvénients en terme d’intimité et demande des efforts de confiance réciproque, mais il reste imbattable pour la transparence et la fluidité de la communication. "Au départ, j’ai essayé de placer mon bureau au milieu de mes collaborateurs, mais je n’ai pas pu me passer d’un espace clos pour la confidentialité des entretiens et les rendez-vous externes. Cet isolement est uniquement phonique, puisque le bureau est entièrement vitré".


 
"Après l’Ecole Polytechnique, j’ai suivi un DEA en économie industrielle, au cours duquel j’ai abordé la sociologie des organisations, ce qui m’a sensibilisé à l’aménagement. J’ai ensuite rejoint un cabinet de conseil où je travaillais déjà en open space et en mode projet : j’ai pu en apprécier les bénéfices. Quand nous avons repris SINEQUA, avec Alexandre Bilger, le siège social était à Ivry sur Seine, loin des transports en commun. Les bureaux étaient cloisonnés, sans âme, fatiguants avec leurs couleurs criardes. Dans nos nouveaux bureaux de Paris, que nous avons voulu zen, l’ambiance et la cohésion du groupe est palpable ! Les collaborateurs, les habitudes de travail, l’espace, tout cela s’équilibre de façon harmonieuse, comme chaque instrument d’un orchestre qui contribue à une symphonie. A l’image de notre activité, le moteur de recherche dont le but est de décloisonner l’information interne en entreprise, l’aménagement de nos nouveaux espaces est décloisonné afin, là encore, que l’information circule mieux !".