MILLET

Millet dispose de six sites en France (dont un à La Réunion) et son siège social est à Bressuire dans les Deux Sèvres. Ce sont les bureaux de ce siège social récemment réaménagés dans un bâtiment flambant neuf, qui ont été récompensés par les Grands Prix de la Qualité de Vie au bureau.

Un projet de Développement durable global

Le projet global de développement durable du groupe Millet a été porté par la direction générale, le Directeur Marketing et Communication et le Responsable Développement Durable de l’entreprise. Le groupe Millet, qui compte 650 personnes, est une entreprise familiale qui fête ses 60 ans cette année. Trois générations se sont succédées. L’actuel PDG, Claude Millet, a repris l’entreprise il y a 30 ans et son fils Fabrice, Directeur Général, est arrivé dans le groupe il y a 4 ans. Originaires des métiers du bois et de la menuiserie, ils se sont également orientés vers les portes et fenêtres en PVC et en aluminium.

Millet dispose de six sites en France (dont un à La Réunion) et son siège social est à Bressuire dans les Deux Sèvres. Ce sont les bureaux de ce siège social récemment réaménagés dans un bâtiment flambant neuf, qui ont été récompensés par les Grands Prix de la Qualité de Vie au bureau.

Le projet de réaménagement des bureaux, mené très rapidement en moins d’un an, a consisté à construire un nouveau bâtiment pour agrandir la surface dédiée aux bureaux, et surtout regrouper l’ensemble des collaborateurs des services commerciaux et administration des ventes.

Depuis des années, le développement durable fait déjà partie de la culture du groupe, le père et le fils Millet se montrant très engagés dans des actions concrètes ayant trait à l’offre de produits non polluants (menuiserie éco-conçue, PVC sans plomb, quincaillerie sans chrome 6, acquisition de camions répondant à la norme EURO 4) et dans la vie interne à l’entreprise (diminution du papier, recyclage des eaux de pluie, covoiturage). « Ici, si vous buvez un café, vous le boirez dans un gobelet en carton recyclé ! » , nous confie Patrick Paugam, Directeur Marketing et Communication du groupe. Tous les salariés sont ainsi impliqués dans le projet.

Quand le développement durable n’est pas une mode, mais un état d’esprit…

Pour instaurer son projet de développement durable, le groupe s’est rapproché de « The Natural Step » : http://www.tns-france.org/accueil.php


The Natural Step (TNS), organisation internationale créée en 1989 en Suède et représentée dans 12 pays : Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Brésil, Canada, Etats-Unis, France (depuis 2004), Israël, Italie, Japon, Nouvelle-Zélande, et bien sûr la Suède. Cette association qui s’appuie sur une démarche scientifique, propose des formations, des missions d’accompagnement et de conseil, des participations à des colloques et à des réseaux d’entreprises, d’associations et de collectivités du monde entier dans le but de pouvoir avancer stratégiquement sur la voie du développement durable.

« Il est intéressant de connaître les pratiques d’autres pays plus avancés sur le développement durable », souligne Philippe Paugam. « Fabrice Millet a beaucoup voyagé : il a été charpentier en Australie, en Allemagne … et a été sensibilisé à ces pratiques ». Le jeune Directeur Général a vite compris que faire du développement durable, c’est être efficace sur ses trois volets : écologique, économique, puisqu’il faut que l’entreprise soit pérenne, et le volet social. C’est la synthèse des savoir-faire de Claude et Fabrice Millet, des expériences de ce dernier, de la culture et la connaissance du groupe dans l’univers du bâtiment, du travail avec le cabinet d’architecte Triade, qui a fait de ce projet un projet global.

Les 7 cîmes à atteindre

Sept cibles , appelées par Millet, 7 « cimes », ont ainsi été mises en place :
1 Eliminer le gaspillage
2 Utiliser des énergies renouvelables
3 Eliminer toutes formes de pollution
4 Développer un cycle de production respectueux de l’environnement
5 Optimiser les transports des personnes
6 Transmettre les principes du Développement durable aux parties intéressées
7 Etablir des relations de commerce durable

« Ce projet est l’aboutissement d’une démarche d’entreprise : ce bâtiment nous ressemble, c’est notre vitrine développement durable. L’événement ACTINEO symbolisait pour nous parfaitement la symbiose de ces trois éléments. L’année dernière, nous faisions également partie des lauréats du Prix « Entreprises et Environnement », remis par le Ministère de l’Economie et alors remporté par Renault ».


Des espaces de bureaux ouverts mais spacieux et calmes

Une partie du bâtiment construit en 2006, abrite 800 m2 de bureaux. Le projet a associé très étroitement les collaborateurs, avec une analyse de l’ergonomie des postes de travail des 47 personnes de l’administration des ventes, des équipes commerciales, équipes chantier, grands comptes et SAV. L’environnement du poste de travail, l’ergonomie et le confort étaient au centre des préoccupations au début du projet, avant que le bâtiment ne soit construit. Les collaborateurs ont été consultés pour les plans, ont été informés de l’évolution des travaux, par des réunions formelles et informelles. Ils ont rencontré des ergonomes, ont choisi le mobilier et les sièges.

« L’aménagement a été pensé par la société Marcireau Développement, concessionnaire Steelcase à Bordeaux, qui s’est occupée de soigner la lumière, l’acoustique, la circulation, et a été l’initiatrice de notre inscription aux Grands Prix de la Qualité de Vie au Bureau d’ACTINEO », précise le chef de projet. « Notre projet a plu au jury parce qu’il est global, la HQE tel que nous la traitons ne néglige aucun aspect : les matériaux utilisés, leur recyclage, la thermique, l’acoustique, mais aussi l’aspect économique et social du projet ».

Les espaces de bureaux sont désormais ouverts pour faciliter la communication, mais les mètres carrés par salarié sont très confortables. Tout en gardant leur espace vital, les salariés sont proches, et les rapprochements sont faits pour ceux qui doivent collaborer ou travailler en binôme ou trinôme. L’univers est feutré, ponctué de verdure, avec un masquage sonore et des caillebotis en bois qui sont autant de caissons sonores sur les parois de séparations. Des espaces fermés mais transparents permettent de s’isoler selon ses besoins. Entre les postes de travail, des tables rondes réglables en hauteur permettent de se réunir debout ou assis. La grande salle de réunion donne sur la terrasse, et des espaces de détente et cafétérias structurent l’espace.


Le développement durable par la preuve

Le bâtiment a été construit avec une ossature en bois par l’architecte Brice Kohler, du cabinet Triade, réduisant ainsi la durée de construction à 6 mois, et reflétant l’image du groupe. Il comporte de petites ouvertures et des caissons autour de ces ouvertures sur la face sud, pour éviter le rayonnement solaire direct. Les grandes baies vitrées créent la luminosité idéale au Nord. Une toiture végétale a été mise en place sur l’ensemble du bâtiment, constituée de 7cm de roches volcaniques, avec des plantes spécifiques qui vivent en haute altitude.


Le puits canadien part du principe que la température est toujours constante sous la terre, permettant ainsi de rafraîchir l’air qui circule en été et de réchauffer en hiver. Les eaux de pluie sont récupérées.

L’usine PVC est chauffée avec les copeaux de l’usine bois voisine, l’éclairage est le plus naturel possible.

L’inauguration des nouveaux bureaux a eu lieu le 29 juin dernier, avec la double volonté d’inaugurer le bâtiment mais aussi et surtout de faire partager le gain du Grand Prix de l’Entreprise de l’année aux collaborateurs. L’opération a coûté 1 million et demi d’euros, soit environ 20% de plus qu’une construction traditionnelle similaire. « Bien sûr, il y a des économies de consommation, et d’autres avantages que l’on ne peut pas quantifier, comme l’implication des collaborateurs, réduisant le turn over. On voit l’impact des matériaux, de l’ergonomie, de l’environnement, mais la diminution du stress au travail ne se chiffre pas. Le retour sur investissement n’est pas modélisé ».

De l’ordre et presque plus de papier !

Une réelle démarche de sensibilisation à la réduction du papier a été menée auprès des collaborateurs avec la méthode 5 S. D’origine japonaise, l’appellation de cette méthode s’appuie sur la première lettre de chacune des 5 opérations à accomplir, et pouvant se traduire par : Débarras, Rangement, Nettoyage, Ordre et Rigueur. Dans l’optique de cette technique de management, le centre documentaire veille notamment à ne pas stocker plusieurs fois les mêmes documents, pour un espace de consultation commun. L’un des objectifs est de n’avoir aucun tiroir fermé dans les bureaux. Cette méthode, au-delà du simple « nettoyage », est une aide à l’organisation, à l’optimisation et à la communication, qui s’applique aux bureaux et à toute l’entreprise, même à la production.


Félicités par l’explorateur Nicolas Vanier

Millet a interrogé les collaborateurs de manière qualitative et le fera de manière plus complète dans 6 mois. Ce bâtiment incarne d’ores et déjà le respect de l’environnement et de la personne, et les mots qui reviennent le plus sont : "harmonie", "bien être", "plaisir", "efficacité", "anti stress", "concentration","espace vital pour tout le monde", "intimité".

« Les collaborateurs apprécient d’appartenir à une entreprise qui ne les néglige pas, et qui ne néglige pas la planète et cela a créé chez nous un vrai esprit d’entreprise. Récemment par exemple, nous avons lancé une opération de reboisement à Madagascar avec l’association Cœur de Forêt. Cinq cent arbres ont été replantés et parrainés par les salariés. L’explorateur Nicolas Vanier est venu visiter les bureaux, ravi de notre démarche dans le développement durable (http://www.nicolasvanier.com/). Une charte de vie, sorte de manuel pratique au bureau, est en cours d’élaboration avec les collaborateurs, en ce moment même ».