Nomadisme

Usages et usagers des espaces de coworking

Par Alain d'Iribarne, président du Conseil scientifique d'ACTINEO

A en juger par le nombre d’articles de presse et le nombre de manifestations qui leur sont consacrés, les espaces de co-working sont appelés à tenir le devant de la scène, tout autant et peut-être encore plus que les flex-offices qui actuellement font le buzz. Mais ils ne sont pas seuls comme l’atteste l’attention apportée aux incubateurs et autres espaces d’innovations que sont les fablab.

C’est en raison de l’intérêt porté à ces lieux de travail en cours d’émergence que, pour l’enquête 2017 de son Observatoire de la qualité de vie au bureau, ACTINEO a choisi de faire un zoom sur eux avec toujours le même objectif : cerner au plus près la réalité avec ses multiples facettes et comprendre sa signification économique et sociale.

Dans cette perspective, l’enquête a cherché à mieux cerner la place que tiennent les espaces de co-working et autres tiers-lieux d’esprit voisin – les fablab et les incubateurs-, dans des espaces de travail de plus en plus élargis, suivant une double dynamique de multiplication et de diversification des lieux légitimes de travail dans et hors des immeubles de bureaux traditionnels. Et c’est pour la même raison qu’elle a cherché à cerner la spécificité de leurs usages ainsi que les profils de leurs utilisateurs – les co-worker-, au regard de la totalité des actifs qui travaillent dans des bureaux, de-même que leurs attentes et leur satisfaction au regard des lieux utilisés. 

Au-delà de la présentation générale des résultats de l’enquête qui a déjà été faite, ce sont les enseignements spécifiques de cette partie de l’enquête qui sont présentés ici. Pour cela, nous les avons replacés dans ces grandes dynamiques économiques et sociales au carrefour desquelles ils se situent : celle des acteurs associatifs à la recherche d’une économie solidaire, socle d’une nouvelle société plus conviviale et partageuse ; celle des acteurs publics aménageurs des territoires qui cherchent à attirer et fixer cette richesse que constitue le travail ; celle enfin des entreprises privées qui, confrontées à l’essoufflement de leur modèle productif, sont à la recherche de relais  de croissance et de nouvelles sources de profit : d’un nouvel eldorado . Et c’est également pour cela que nous nous somme replacés dans le cadre d’une économie de l’innovation avec ses « disruptions » plus ou moins fortes ; ses pionniers et ses suiveurs ; ses foisonnements initiaux et ses maturations ultérieures.   

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