Un débat en analyse du travail

La Méthode d’Auto-Confrontation et la Méthode des Congruences Organisationnelles sont mises en œuvre afin d’analyser des activités d’enseignement et apprentissage dans des classes « difficiles », à partir d’un point de vue considérant ces activités comme un travail. Est-il possible de mobiliser conjointement, dans la même étude, différentes méthodes d’analyse ? Comment évaluer leur compatibilité et leur synergie ?

Un débat se développe, en remontant des méthodes aux théories et à leurs présupposés épistémologiques ; et fait émerger plusieurs questions propres aux démarches en analyse du travail : le discours au, sur, et du travail ; les différentes conceptions de l’activité et la confrontation avec le concept d’agir ; la régulation de l’action sociale ; l’organisation et ses conséquences sur le bien-être des sujets au travail ; l’utilisation de modèles et de types ; la démarche clinique et la position du chercheur.

Daniel Faïta et Bruno Maggi dialoguent sur ces questions, avec la contribution de Frédéric Saujat, et la participation de René Amigue, Laurence Espinassy, Tommaso Maria Fabbri, Christine Félix, Michela Marchiori, Giovanni Masino, Christiane Roustan. Le dialogue, présentant aux jeunes chercheurs les échanges entre anciens, leur montre comment se construit le métier du chercheur, les aide à entrer dans le débat, à confronter leurs points de vue.

Sont concernés par ce débat tous ceux qui sont en situation de recherche sur le travail : en sociologie, psychologie, ergonomie, économie, gestion, linguistique, philosophie ; et aussi par le thème de l’analyse : les enseignants, les formateurs des enseignants, les chercheurs des sciences de l’éducation et de la formation.

Daniel Faïta est professeur à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres d¹Aix-Marseille. Spécialiste de l’analyse du dialogue et de l’activité langagière, il participe aux travaux de l’équipe d’Ergonomie de l’Activité des Professionnels de l’Education, (UMR ADEF). Il est également associé à l’Equipe de Clinique de l’Activité (CNAM, Paris). Il dirige des travaux consacrés à l’analyse de l’activité du point de vue des échanges langagiers et symboliques. Depuis plusieurs années, il est professeur invité et directeur de recherches dans plusieurs universités brésiliennes, à São Paulo et Rio de Janeiro.

Bruno Maggi est professeur de Théorie de l’Organisation à la Faculté d’Economie de l’Université de Bologne et à la Faculté de Droit de l’Université des Etudes de Milan. Il dirige des recherches interdisciplinaires sur le changement organisationnel et sur les rapports entre travail et bien-être. Professeur invité à Paris (Paris I, Paris V, HEC, CNAM, CSO-CNRS), Toulouse, Aix-en-Provence, Porto, Montréal, Montevideo, São Paulo, il a notamment publié en France : De l’agir organisationnel (2003), et sous sa direction, Manières de penser, manières d’agir en éducation et en formation (2000) et L’Atelier de l’organisation (2001).