Travailler demain

Le poids écologique des e-mails

Vous avez peut-être vu placardé un peu partout dans les rues de Paris le faciès de ce chat qui a perpétuellement l’air en colère, et dont la photo a fait le tour du monde… via les messageries électroniques personnelles comme professionnelles.

Mais en partageant sa bouille hilarante, savez-vous que vous contribuez au réchauffement climatique ? C’est ce que nous apprend Newmanity, qui est à l’initiative de cette opération et qui propose des solutions pour une utilisation du numérique éthique et responsable, notamment par la mise en place d’une boîte mail écologique.

Selon Newmanity, les images de chat constitueraient jusqu’à 26 % des images attachées à un e-mail. Chaque partage d’image de chat par e-mail émet 20 grammes de CO2 et contribue au réchauffement climatique. De quoi nous laisser pantois : on a beaucoup parlé du 0 papier ou du cleaning desk mis en place par certaines entreprises, mais peu de l’empreinte carbone des e-mails !

Et pourtant, l’étude, qui date déjà de juin 2011 et réalisée par l’Ademe, révèle bien qu’en moyenne un e-mail avec pièce jointe de 1 Mo envoyé à 1 personne émet 20 grammes de CO2, soit l’équivalent de la consommation électrique d’une ampoule de 60 W pendant 25 minutes.

Cette dépense énergétique est notamment due à votre équipement informatique : à la consommation électrique de votre ordinateur, qui dépend du temps d’utilisation pour effectuer une opération, au type d’ordinateur et à son âge, à la production et à la fin de vie des équipements électroniques (ordinateur et périphériques) en fonction de la fréquence d’utilisation, à l'éventuelle impression du message ou des pages web.

Cette dépense énergétique est aussi due aux data centers qui consomment l’équivalent électrique de 30 000 habitants en une journée. Les data centers fonctionnent 24h/24 et 7j/7. La climatisation, pour refroidir les serveurs, consomme à elle seule 40 % de leur besoin en électricité.

Vous l’aurez compris, la photo du désormais célèbre grumpy cat n’est qu’un exemple, mais elle a le mérite de nous faire penser à ce que l’on envoie chaque jour par e-mail au bureau…


Quelles solutions propose l’Ademe pour limiter les impacts environnementaux des TIC ?

Avec le nombre de destinataires des courriels :
• Pour réduire mon impact, je cible les destinataires de mes messages et je limite les envois en nombre.
• Quand je réponds à un message groupé, je sélectionne les destinataires de ma réponse : je ne l’envoie qu’à ceux qui sont concernés !

Avec le temps de lecture à l’écran :
• Pour y remédier, j’envoie des documents faciles à lire et donc rapides à consulter.
• Je conçois des présentations de type « slides » avec peu de texte.

Avec le poids des documents en pièces jointes :
• Pour cela, j’optimise la taille des documents que j’envoie (fichiers compressés, images et PDF basse résolution, lien hyper- texte à la place d’un document...).
• Je supprime les pièces jointes qui peuvent être attachées au message quand je réponds à un correspondant.
• Je cherche une solution alternative si mon courriel est très lourd.

Avec le stockage des courriels :
• Pour cela, je gère ma boîte en essayant de ne conserver que les courriers électroniques nécessaires, et seulement pendant qu’ils le sont. Je fais un tri régulier de ma boîte courriel.
• Je supprime immédiatement tous les spams! Encore mieux, j’installe un anti-spam sur mon ordinateur.

Avec la complexité de la requête web :
• Je simplifie mes recherches. Pour éviter d’utiliser le moteur de recherche, j’entre directement l’adresse URL d’un site et j’enregistre les sites que je consulte souvent comme « favoris » dans le navigateur internet.
• J’optimise ma recherche en utilisant des mots-clés précis et je cible ma demande : je limite ainsi la sollicitation des serveurs du moteur de recherche.

Plus généralement, et quel que soit le type d’opération effectuée sur internet :
• Je n’imprime les messages, les pièces jointes, les pages web que si c’est utile.
• Je règle mon imprimante « qualité brouillon » et « recto-verso ».
• J’éteins ma connexion internet au moins pendant la nuit : de plus en plus de box restent allumées 24 heures sur 24. Je débranche mon ordinateur, car même éteint, il consomme.
• Je fais durer mes équipements autant que possible.