Enquête ACTINEO/SOCIOVISION 2006

1000 salariés interrogés

Avec pour objectif d’analyser l’impact de l’aménagement de bureau sur la performance et le bien-être des salariés, ACTINEO a demandé au cabinet Sociovision d'ajouter une série de questions qui à celles de la vaste enquête sociologique que mène Sociovision chaque année depuis plus de 50 ans auprès de 2 200 personnes. Les résultats ont été présentés par Tristan Benhaïm et Alain d’Iribarne lors du SIMI 2006 (Salon de l’immobilier d’entreprise).

 

Le déroulement de l’enquête

Tristan Benhaïm, Vice-Président Sociovision Cofremca, diplômé d’HEC et en psychologie, nous éclaire sur le travail préalable qui a été effectué.
« Pendant 11 mois on renifle et pendant 1 mois on mesure », explique Tristan Benhaïm. En effet, l’enquête Sociovision n’est pas un sondage. Des ethnologues, sociologues, historiens et anthropologues font d’abord un vaste travail pour identifier les meilleures questions à poser pour mettre en valeur un courant sous-jacent. Les informations sont ensuite croisées avant de constituer le questionnaire. Afin de pouvoir mesurer une évolution temporelle, les questions doivent résister au temps, échapper aux effets de mode, et si elles sont rarement supprimées, de nombreuses sont rajoutées !

Le questionnaire est aujourd’hui conséquent : une centaine de pages, divisées en items socio-démographiques, chaque secteur profitant des autres, et le tout en trois grands champs : marketing/consommation, social et management, et citoyenneté socio-politique. 2 200 personnes sont aujourd’hui interrogées selon les quotas INSEE, dont 1 000 salariés.

Le but est de repérer et d’anticiper, et c’est en cela que ce type d’analyse, notamment auprès des 1 000 salariés, intéresse ACTINEO !

Le programme 3SC (système Cofremca de suivi des courants socio-culturels) contient un volet Travail et Changement social dans lequel ACTINEO a intégré des questions liées à la qualité de vie et au bien être au bureau. Les questions ont été posées  à la rentrée de l'été 2006.
 
Les résultats ont été présentés lors du SIMI en décembre 2006 par Tristan Benhaïm et Alain d’Iribarne, Président du conseil scientifique d’ACTINEO et sont consultables en ligne. L’avantage sera d’obtenir les réponses aux questions posées par ACTINEO, mais aussi de pouvoir les croiser avec les réponses aux autres questions du programme 3 SC. « Nous faisons de l’histoire en temps réel », explique Tristan Benhaïm.

Un regard sur l’évolution du monde du travail

Pour le travail par exemple, l’enjeu aujourd’hui confirmé est l’augmentation de la capacité d’engagement. Interêt pour le dirigeant : Qu’est ce qui peut influencer le niveau d’engagement ? Est-ce la qualité de l’espace physique de travail ?, demande Tristan Benhaïm, " Aujourd’hui le problème est moins le déficit salarial que le problème de reconnaissance professionnelle. On peut obtenir d’avantage par quelques mesures symboliques - par une liberté de choix d’aménagement laissé aux collaborateurs par exemple - qu’à coup d’augmentations salariales. On se retrouve acteur de son environnement. Tout participe au tout. Autre tendance de fond : la distance entreprise-salariés, qui correspond à un changement profond du processus de civilisation. Une tendance nette depuis 2005 : tous les systèmes sont aujourd’hui pris en défaut.
Quel rapport entre le mobilier de bureau et l’attente des salariés, quels sont les moteurs, les dangers et les attentes ? Les résultats montre une réflexion complète sur le sujet et un regard sur l’évolution du monde du travail et des salariés, notamment à travers l’aménagement.

L’objectif : identifier les nouveaux courants sociologiques porteurs

Le wagon ACTINEO s’accroche à la locomotive Cofremca : Depuis plus de 50 ans, Cofremca étudie "les gens" dans leur mode de vie, et réalise des enquêtes basées sur les sciences sociales. Ces enquêtes consistent à distinguer les gens modernes porteurs des évolutions de ceux plus traditionnels, résistants aux évolutions. Ce qui permet de dégager les thèmes sous-jacents à la modernité et de mesurer son développement, de révéler les grands courants socio-culturels grâce au concept-outil qu’est l’enquête". Ces nouveaux courants doivent être identifiés, qualifiés, mesurés pour estimer leur diffusion, ce qui peut aider notamment les dirigeants à mieux cerner les besoins de leurs collaborateurs dans l’entreprise. 
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