Travailler demain

Écoquartiers

Depuis cinquante ans, le mouvement d'urbanisation de la planète s'est fortement accéléré. Aujourd'hui, 54 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines, une proportion qui devrait passer à 66 % en 2050, a indiqué le service des populations du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU dans un rapport sur les perspectives de l'urbanisation. Les mégacités, ces villes de plus de dix millions d'habitants, sont aujourd'hui plus de trente dans le monde. Elles devraient être cinquante en 2050. En France, 95 % de la population vit sous influence urbaine, selon les dernières données de l'Insee. Or les espaces urbains participent à hauteur de 70 % à la production des émissions de gaz à effet de serre. Cela suppose de relever à une échelle inédite de nouveaux défis dans les domaines de l'énergie, de l'urbanisme, de l'environnement, des transports ou encore de la sécurité. L'écoquartier est une réponse possible. 

Malgré l'absence de définition officielle, un "écoquartier" est imaginé pour préserver et valoriser l'environnement dans lequel il s'érige, limiter la consommation en énergie et les rejets en gaz à effet de serre. Il applique les principes du développement durable et allie dans une même dynamique les piliers sociétal, économique et environnemental, dans le respect des générations futures. Il a pour vocation d'être ouvert sur son environnement urbain et place au centre du projet les questions de solidarité et de participation des citoyens. Sa conception a pour objectif de proposer une mixité sociale, générationnelle, culturelle et fonctionnelle dans un cadre de vie de qualité, tout en limitant son empreinte écologique et en minimisant l'impact de l'urbanisation sur l'environnement. Pour cela :

  • Réduction des consommations énergétiques avec le recours aux énergies renouvelables ;
  • Meilleure gestion des déplacements avec limitation de la voiture et incitation à l'utilisation de transports doux (transports en commun, vélo, marche) ;
  • Réduction des consommations d'eau : les eaux pluviales sont récupérées et utilisées pour arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique ou alimenter l'eau des toilettes ;
  • Limitation de la production de déchets, collecte sélective, compost ;
  • Favoriser la biodiversité ;
  • Les matériaux de construction utilisés et les chantiers peuvent faire l'objet d'une attention particulière.

 

3 ÉCOQUARTIERS PIONNIERS

 

MULHOUSE : WAGNER (1999)

Ce projet, l'un des premiers du genre, a débuté en 1999 pour s'achever en novembre 2011. À proximité du centre-ville et des grands équipements (Parc Expo, Cité de l'Automobile, etc.), le quartier Wagner a connu de profondes mutations dès 2002. Côté habitat, 405 logements ont été réhabilités entre 2002 et 2003. Dans la cité-jardin Wolf, les halls et les parties communes de 227 logements ont été remis à neuf. Le long de la rue Mertzau, en lieu et place des 230 logements démolis en 2004, sont apparus de nouveaux logements modernes répondants aux normes HQE. La construction des bâtiments s'est faite en plusieurs phases. Les premiers locataires sont arrivés en 2007. Les 30 derniers logements, livrés en 2011, marquent la fin du programme comptant 166 nouveaux logements. Le quartier, entièrement piétonnier, propose des stationnements et des garages sur le pourtour du quartier. Fin 2011, Wagner a été primé au palmarès Écoquartier 2011, dans la catégorie "rénovation de quartier". En septembre 2013, il est labellisé Écoquartier.

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GRENOBLE - ZAC DE BONNE (2002)

Le grand prix national Écoquartier 2009 a été décerné à la ville de Grenoble pour l'écoquartier de la ZAC de Bonne. Ce quartier s'est distingué par l'intégration de toutes les dimensions du développement durable : l'axe social et sociétal, l'axe économique et l'axe environnemental. L'écoquartier de la ZAC de Bonne est situé au centre de Grenoble sur les 8,5 ha d'une ancienne caserne. Dans ce projet urbain engagé en 2002, des exigences fortes en termes environnemental et social ont été imposées : 40 % de logements sociaux sur les 850 prévus, exemplarité écologique des constructions HQE, performances énergétiques des bâtiments, production d'électricité par une centrale photovoltaïque, cogénération, mixité sociale, culturelle et générationnelle, bonne desserte par les transports collectifs, intégration d'un parc urbain de 5 ha, concertation publique importante avec les habitants, gestion écologique du chantier, etc. Les premiers habitants ont emménagé en juin 2008. Ce dispositif a permis de définir puis d'affiner le projet d'écoquartiers à l'échelle nationale. 

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RENNES : LA COURROUZE (2003)

Le projet urbain de La Courrouze a été dessiné en 2003 et est devenu une source d'inspiration et d'études pour la conception des écoquartiers français. Il a reçu le titre " nature en ville " du palmarès Écoquartier 2011 initié par le Ministère de l'Écologie. Membre du "Club National Écoquartiers", il a été retenu en 2013 par le Ministère du Logement et de l'Égalité des territoires pour participer à la démarche de label national Écoquartier. Au sud-ouest de l'agglomération rennaise, le quartier de La Courrouze prend vie avec 89 ha déjà aménagés dont 40 ha d'espaces verts et environ 4 800 logements créés. Son aménagement se poursuivra jusqu'à l'horizon 2020. À terme, il accueillera quelque 10 000 habitants et 3 000 emplois. Le territoire à aménager est vaste : 115 ha sur les communes de Rennes et de Saint-Jacques-de-la-Lande, au-delà du boulevard Mermoz. Longtemps restée à l'écart, La Courrouze accueillait anciennement des installations industrielles et militaires. Certains vestiges du passé industriel sont préservés : halle industrielle, mur d'enceinte... La mixité sociale à La Courrouze, c'est 50 % de logements libres en locatifs ou en accession, 50 % de logements aidés, une résidence services pour étudiants, une résidence services pour seniors. La mixité s'exprime aussi par un rapprochement géographique entre logements, programmes tertiaires, commerces et équipements, parfois au sein des mêmes îlots. 

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Ces programmes pilotes inspirent désormais de nombreuses villes françaises : 39 écoquartiers ont été labellisés entre 2012 et 2015 et près d'une centaine sont engagés dans la labellisation.

 

QUELQUES ÉCOQUARTIERS RÉCENTS OU EN COURS DE LIVRAISON

 

BORDEAUX - ZAC GINKO

Sur la rive est du lac de Bordeaux, à proximité du quartier des Aubiers, les Berges du Lac accueillent, sur 32,6 ha, Ginko, le premier écoquartier de Bordeaux. Après l'aménagement des quais, la requalification des espaces situés entre Bordeaux Lac et la Garonne est stratégique. La ZAC Ginko répond à toutes les conditions d'un écoquartier : un projet exemplaire en matière environnementale et architecturale, une mixité fonctionnelle et sociale et des qualités paysagères remarquables. En 2009, trois ans après sa création, Ginko est primée dans le cadre du premier appel à projets Écoquartier lancé par l'État, dans la catégorie "sobriété énergétique". Le bilan carbone du futur quartier a été réalisé dans la perspective du facteur 4, c'est-à-dire la division par 4 des émissions de CO2 d'une famille de 4 personnes vivant dans ce quartier par rapport à un quartier périphérique classique. En 2012, il devient projet pilote pour la labellisation Écoquartier dans le cadre du dispositif lancé par le Ministère du Logement et de l'Égalité des territoires. Le quartier sera achevé en 2020 et permettra la création de :

  • 2700 logements, soit l'accueil de 7 000 habitants environ répartis en une trentaine d'îlots ;
  • 2000 emplois ;
  • 40 % d'espaces verts (dont un parc de 4,5 ha) ;
  • Un centre commercial de 29 000 m². Les toitures-terrasses du pôle commercial seront des jardins suspendus affectés aux programmes de logements individuels et collectifs et à la résidence hôtelière, et situés au-dessus et au pourtour des surfaces commerciales. 

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LILLE - L'ANGE GARDIEN

Une charte des écoquartiers de Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU) a été proposée par la communauté urbaine dès 2007. L'écoquartier de la Zone de l'Union (80 ha) en est le site pilote : son retour d'expérience a servi à établir le contenu de la charte. Fin 2009, la communauté urbaine annonce qu'une quinzaine d'écoquartiers sont en projet. Parmi ceux-ci, on peut citer le site de l'Ange Gardien de 11 ha, autrefois occupé par l'entreprise de teillage de lin Van Robayes. Les premiers travaux ont démarré en mai 2016. En totalité, le site sera composé de plus de 33 000 m² de logements et près de 20 000 m² de commerces, activités et équipements publics. L'aménagement est basé sur une mixité sociale, fonctionnelle et intergénérationnelle. 

Alors que la plupart des communes de la métropole lilloise sont inscrites dans une agglomération continue, la ville de Quesnoy-sur-Deûle reste entourée de terres agricoles, lui donnant ainsi ce caractère de " ville à la campagne ". Les entités paysagères existantes (le boisement, la prairie et le chemin de halage) deviendront des espaces de partages au sein du futur quartier. Le patrimoine industriel du site sera conservé : les cheminées viendront théâtraliser la place du quartier tandis que la halle et les bâtiments à sheds seront réhabilités. Fort de sa localisation à proximité du centre-ville et des transports en commun, l'objectif est de réduire la dépendance des habitants à leur voiture au profit des modes de déplacements doux et alternatifs : stationnement mutualisé, emplacements réservés au covoiturage et à l'autopartage, chemins internes prioritairement dédiés aux piétons et aux cyclistes.

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MONTPELLIER - PARC MARIANNE

Parc Marianne est un quartier mixte combinant commerces, bureaux, logements, équipements publics et culturels, sur une surface totale de 40 ha. Il a été engagé en 2010 et s'achèvera en 2018. Bénéficiant d'une situation stratégique à l'est de l'agglomération montpelliéraine, le quartier s'ouvre sur la Méditerranée par l'avenue Raymond Dugrand, configurée en "rambla" pour accueillir une nouvelle ligne de tramway. Le long de l'avenue, les immeubles forment un front bâti dense, rythmé de commerces, tandis qu'ils sont organisés en gradins autour du parc Georges Charpak, offrant aux habitations des points de vue dégagés. L'eau tient une place privilégiée dans le programme : cours d'eau la Lironde, bassins de rétention aménagés permettant la gestion des eaux de pluie et la prévention des risques d'inondation, miroir d'eau installé dans la perspective de l'Hôtel de Ville et du parc. Le quartier Parc Marianne a été récompensé par le prix Écoquartier 2011 dans la catégorie "approche écologique globale" et est labellisé Écoquartier. Il est une composante du schéma de secteur de Port Marianne. Ce vaste projet urbain de 600 ha a démarré il y a près de 15 ans. Il a vocation à créer une nouvelle zone urbaine à l'est de Montpellier. Dans un contexte d'expansion démographique, il répond à la forte demande en logements qui s'exprime à Montpellier, tout en offrant une diversité fonctionnelle (habitat, commerces, services, activités) garante de la réussite du projet urbain avec :

  • 2 000 logements ;
  • 80 000 m² de surfaces végétalisées (toitures incluses) ;
  • 14 000 m² d'espaces publics ;
  • 20 000 m² de bureaux ;
  • 6 000 m² de commerces.

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MARSEILLE - SMARTSEILLE

Au nord de Marseille, Smartseille, dont la première pierre a été posée en avril 2015, est un jalon du programme de renouvellement urbain Euroméditerranée II et constitue la première composante de ce qui sera à terme une véritable ÉcoCité labellisée par l'État français. Sur une parcelle de 2,4 ha située près du siège d'EDF, l'îlot démonstrateur Allar permettra de tester les principes fondateurs d'une écocité méditerranéenne. Ce prototype de 58 000 m² regroupera 400 logements de 30 000 m² à énergie positive, un hôtel de 90 chambres et 20 000 m2 de bureaux et équipements publics qui seront raccordés par un système énergétique géré par EDF, utilisant la thalassothermie. Le tout sera organisé autour d'une " rue universelle " concentrant les services aux particuliers, les entreprises et la logistique. Le quartier devrait abriter à terme 800 habitants et 2 000 emplois. Pour minimiser l'empreinte écologique de l'ensemble et éviter toute consommation inutile de foncier, l'écoquartier sera relié au centre de la cité phocéenne par des transports doux et tutoiera la grande hauteur. Écoconception des bâtiments, approvisionnement en énergie partagée, déplacements doux, mais aussi mixité sociale, fonctionnelle et générationnelle, et technologies innovantes ; tous les paramètres en jeu et les spécificités du territoire méditerranéen ont été pris en compte pour l'aménagement de Smartseille. 

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STRASBOURG - DANUBE

L'écoquartier Danube est l'un des points forts de l'urbanisation du projet Deux Rives Strasbourg-Kehl. Il occupe une place privilégiée très centrale, en bordure du canal, et accessible par tous les moyens de transport doux. Ancien site portuaire, le projet a été lauréat de l'appel à projets Écoquartier lancé par l'État dans la catégorie "mobilité" et a obtenu en 2013 l'attestation "engagée dans la labellisation" délivrée par le Ministère du Logement et de l'Égalité du territoire. Danube accueille, sur près de 6 ha, 650 logements (dont 50 % de logement social), 18 000 m² de bureaux et de commerces, un EHPAD, une résidence étudiante et une école maternelle. Sa réalisation se fera en plusieurs étapes, s'échelonnant jusqu'en 2020. Tous les bâtiments seront au minimum basse consommation, voire passifs ou à énergie positive. Les espaces verts représenteront environ 10 000 m² dont 4 000 m² d'espaces publics. Des espèces locales (végétation humide du ried alsacien, plantes rudérales) seront mises en valeur dans le cadre de l'aménagement paysager de l'opération. La première tranche a démarré fin 2013 et représente un tiers du programme global : 205 logements construits par différents promoteurs et bailleurs. La deuxième tranche de travaux concerne la réalisation de logements privés, dont la tour Elithis Danube à énergie positive de 66 logements. Une troisième et dernière tranche de travaux intégrera notamment la construction d'un îlot mixte composé d'une école maternelle de 9 classes et de 45 logements. 

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TOURS - MONCONSEIL

Depuis 2006, les constructions de cet écoquartier sortent de terre. En plein cœur d'une zone urbanisée et ceinturée de voies structurantes, l'édification de ce nouveau quartier permettra la création d'une nouvelle centralité à l'échelle de Tours nord. Monconseil se caractérisera par la qualité de ses espaces et de ses équipements publics : Espace Municipal Petite Enfance, jardins, place centrale, Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) avec unité Alzheimer, halle sportive, foyer associatif pour adultes handicapés… Cette démarche met en jeu l'équité sociale, le développement économique et la préservation de l'environnement. À ce titre, l'écoquartier s'est vu décerner en 2011 le prix "de la qualité du projet à la vie de quartier" dans le cadre du second appel à projets ÉcoQuartier lancé par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. La fin probable de l'opération est estimée à 2018 et comprendra :

  • 1200 logements sur 20 ha, soit 2 200 à 3 200 habitants ; 
  • Une excellente insertion urbaine du quartier par la mise en œuvre d'une véritable politique de mobilité ;
  • Des espaces publics de qualité et une place prépondérante accordée aux circulations douces ;
  • Une mixité des fonctions : habitat, services, activités économiques, espaces de loisirs, 1500 m2 de commerces de proximité, etc. ;
  • L'accueil d'une population diversifiée.

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PARIS - BOUCICAUT

La capitale regorge d'écoquartiers. Parmi eux, l'écoquartier Boucicaut, labellisé par le Ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la ruralité en 2014, bénéficie d'une situation exceptionnelle avec 3 ha en plein cœur du 15e arrondissement de Paris. Le programme d'aménagement propose une grande mixité sociale et générationnelle. Ce nouveau quartier entièrement piéton ouvre ses portes cette année. Lancées par la Ville de Paris, un an après la cessation de l'activité hospitalière du site en 2001, les études préalables à la reconversion du site ont permis, au-delà des objectifs d'aménagement, de définir un projet qui respecte l'esprit du site et offre un nouvel espace de vie aux habitants. Les premiers travaux d'aménagement ont débuté en 2003 et l'écoquartier a été inaugué fin 2017 avec :

  • 8000 m2 d'activités économiques ;
  • 56 16 m2 d'espaces verts publics crées ;
  • 510 logements, dont 57 % de logements sociaux et 1 300 habitants.

Le quartier compte, entre autres, une école polyvalente de 11 classes dans l'ancien pavillon d'accueil de l'hôpital, deux immeubles, livrés en 2009, accueillant 36 logements sociaux, une maison relais pour femmes en difficulté, un centre d'accueil de jour pour adultes déficients intellectuels, une structure pour personnes âgées dépendantes, une crèche municipale et un Institut Médico-Éducatif (IME) dans l'ancien Pavillon Lenègre, un foyer pour personnes handicapées adultes et une pépinière d'entreprises.

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NICE - LA DIGUE

Programmée sur environ trente ans, l'Opération d'Intérêt National Éco-Vallée prend corps avec des projets prioritaires. Quatre premières opérations mises en œuvre par l'EPA et ses partenaires ont été lancées. Trois figurent dans le périmètre de l'Éco-Cité Nice Côte d'Azur : le Grand Arénas (futur centre d'affaires international), Nice Méridia, la technopole urbaine du développement durable et l'opération bi-rive de La Baronne-Lingostière. Par ailleurs est programmé un écoquartier à Saint-Martin-du-Var. Le futur écoquartier de la Digue prévoit une extension maîtrisée du centre-ville et un pôle multimodal de transports. Située à 20 km de Nice, au nord de l'Éco-Vallée, Saint-Martin-du-Var est aux portes du haut pays et du massif alpin. Desservie à proximité par la RD 6202, cette commune d'environ 2 500 habitants couvre 559 ha composés principalement du village historique, de terrains en bordure du Var et de collines boisées. L'opération qui sera conçue en s'appuyant sur les principes fondateurs de l'Éco-Vallée, est en cours de concertation avec la commune. Accessible grâce à un pôle multimodal, qui rassemblera différents types de transports, et à la ligne des chemins de fer de Provence rénovée, la commune sera ainsi reliée avec l'ensemble de l'Éco-Vallée, mais aussi avec le centre-ville de Nice. Parallèlement, des écoquartiers sont envisagés ou prévus dans plusieurs communes, à Nice Saint-Isidore, Saint-Blaise, Carros et Gilette. Autant de projets qui vont, dans les prochaines années, concrétiser la grande idée "Éco-Vallée" avec, à la clé, création d'emplois et de logements. 

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DIJON - JARDINS DES MARAICHERS 

Les Jardins des Maraîchers est plus qu'un écoquartier, c'est une écocité, ou une cité-jardin inspirée du concept créé au XIXe siècle ! L'urbaniste de notoriété internationale Nicolas Michelin s'est emparé des quelque 19,6 ha des anciens abattoirs et d'anciens maraîchers pour imaginer le Jardin des Maraîchers, un projet de grande envergure qui, à terme, après les deux tranches de travaux prévues, regroupera 1 200 logements et 17 000 m2 de commerces, bureaux et services. Dans un quartier qui marque une entrée de Dijon, le long de l'avenue de Chicago à restructurer, la conception d'ensemble s'articule autour de vastes espaces publics, en particulier d'un mail central arboré, espace de rencontres et de lien social. Deux bâtiments anciens ont été préservés, qui abriteront des activités commerciales ou des logements. Les espaces extérieurs feront l'objet d'un traitement particulièrement soigné, et les logements bénéficieront de " prolongement " sous la forme de jardins privatifs, de terrasses, loggias ou balcons généreux. Les voiries du quartier, ouvertes à la circulation automobile en raison de l'étendue du projet, mais à une circulation apaisée, laisseront une large place aux modes doux de déplacement. La variété des formes architecturales et des fonctions (habitat, commerces, équipements publics) permettra de donner corps à un lieu de vie complet, offrant tous les services urbains nécessaires à ses habitants. A terme, la desserte par les transports publics sera renforcée, dans ce secteur de Dijon facilement accessible en voiture. Ce qui entre dans la philosophie de ce projet en matière de respect de l'environnement : chantier écoresponsable (recyclage des matériaux de démolition sur place), collecte sélective des déchets avec points de compostage, raccordement au réseau de chaleur urbain alimenté par la chaufferie bois construite à proximité, création d'une frange de jardins potagers et de vergers conservatoires, clins d'œil au passé de ce site… La ZAC a été créé en 2011, pour une livraison qui a commencé en 2017.

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LYON - CONFLUENCE 

Bureaux, commerces, logements, équipements publics, un nouveau quartier multifonctionnel de 35 hectares a vu le jour en 2017 à Confluence. Cette phase est la deuxième du projet Lyon Confluence lancé en 2003. L'objectif est de redynamiser cette partie centrale de la ville de Lyon tout en intégrant la nature au paysage (3 300 arbres et un parc de 14 ha). Autre point fort de ce projet conçu par l'agence Herzog et de Meuron : créer un éco-quartier intelligent où les bâtiments vont échanger l'énergie qu'ils produisent de sorte à lisser les pics de consommation. Le secteur avait débuté sa mue avec la création du nouvel espace public de la place des Archives, inaugurée en 2010. Elle s'est poursuivie avec la réhabilitation des anciennes prisons Saint-Paul et Saint-Joseph, désaffectées depuis 2009. Elles accueillent désormais l'Université Catholique de Lyon, mais aussi des logements qui favorisent la mixité intergénérationnelle. En face du campus, Saint-Joseph propose 108 chambres étudiantes, ainsi que 90 logements en accession, 65 logements sociaux et 25 autres réservés aux convalescents. La volonté de créer une mixité en rassemblant différentes populations a guidé le découpage des 25 000 m2 de Saint-Joseph, dont 11 000 m2 abritent bureaux et services et 700 autres des commerces.

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Crédit : Vue aérienne de La Confluence Desvigne Conseil - Jean-Philippe Restoy (Regard du ciel) SPL Lyon Confluence