Conditions objectives de travail et ressenti des individus : le rôle du management

La Fabrique poursuit ses travaux sur la qualité de vie au travail (QVT) et ses relations avec l’engagement des individus et la compétitivité des entreprises, avec l’aide de partenaires scientifiques. Cette synthèse n°14 met en évidence les déterminants objectifs et subjectifs de la qualité de vie au travail des actifs occupés.

A partir des réponses à l’enquête Conditions de travail de la DARES (2013), La Fabrique dresse les portraits types des actifs occupés, d'abord sur les conditions de travail objectives (temps de travail, rémunération, activité exercée…) puis en fonction de leur ressenti au travail (bien-être au travail, tensions, sentiment d'être plus ou moins bien payé…).

Le croisement entre les portraits - ou profils - objectifs et subjectifs révèle plusieurs résultats importants. Ainsi, il existe une corrélation très nette entre ceux que l’on peut objectivement nommer « les accidentés du travail » et ceux qui font état de fortes tensions avec leurs collègues ou leur hiérarchie. Plus généralement, ce sont les tensions avec la hiérarchie qui dégradent le plus la QVT. Certains résultats sont plus contre-intuitifs. Par exemple, c’est au sein des actifs issus de l’immigration, des ouvriers ou encore des actifs des services peu qualifiés qu’on observe les plus fortes proportions de personnes « heureuses au travail ».

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