Comment être bien assis au bureau ?

Avec la prédominance du travail informatisé, nous nous retrouvons de plus en plus dans une position figée et statique : main sur le clavier, œil sur l’écran ; en ajoutant à cela les facteurs éventuels de stress, nous nous trouvons potentiellement dans un contexte inconfortable, pouvant entraîner fatigue, inefficacité, démotivation, absentéisme...

Dans cet ensemble de produits et meubles composant le poste de travail, le siège de bureau constitue probablement l’élément qui contribue le plus au confort de l’utilisateur : il entretient une forte relation, presque intime, avec le corps de son utilisateur. Il doit le maintenir, accompagner ses mouvements, participer à sa posture. Etre bien assis s’apprend et le changement régulier de la position assise permet de stimuler les ensembles muscles-os qui travaillent dans cette position, cela s’appelle « l’assise dynamique ». Deux règles sont importantes, la première est de maintenir le bassin pour l’empêcher de glisser en arrière, la seconde est d’avoir une hauteur d’assise permettant aux jambes d’être à 90° par rapport au reste du corps.

Outre les spécifications d’assise existantes, il convient de s’attacher aux facteurs de confort qui sont identifiables sur un siège de bureau, comme : 

  • L’adaptation à la morphologie de ses utilisateurs : qu’ils soient grands, petits, lourds ou légers, grâce notamment aux réglages d’assise, de dossier…
  • L’adaptation aux mouvements et à l’activité de ses utilisateurs : que l’utilisateur soit en position redressée, inclinée en arrière ou en avant
  • La capacité à maintenir le poids du corps de l’utilisateur : éviter les points de contact dur et inconfortable au niveau de ses fesses, de l’arrière de ses cuisses, de son dos...
  • La facilité d’utilisation : notamment la compréhension et la manipulation des réglages

Ces facteurs permettent une meilleure prise en compte de l’usager du siège de bureau suivant son activité afin de trouver une solution adaptée. Les études sur le confort du siège de bureau ont permis d’établir des méthodes et outils afin d’évaluer et d’optimiser ses critères. 

La morphologie des utilisateurs est quantifiée à travers des campagnes de mensuration anthropométrique au niveau national, européen ou mondial. L’utilisation de ses bases anthropométriques et d’outils tels que les mannequins numériques permet d’évaluer, d’améliorer et de garantir cette adaptation dimensionnelle ; et ainsi développer en continu du mobilier de bureau adapté. 

Evaluation de l’accessibilité d’une commande de siège à l’aide de mannequin numérique et évaluation du confort de contact d’un siège de bureau : en rouge, on identifie les zones inconfortables de haute pression.

La capacité à maintenir le poids du corps de l’utilisateur peut également être évaluée à l’aide d’outils de mesure permettant d’identifier et de localiser des zones de forte pression entre l’utilisateur et le siège, sources d’inconfort. Les fabricants de siège de bureau poussent ainsi de plus en plus loin les études visant à améliorer le confort de leurs produits à travers de nombreuses innovations concernant les matériaux, les réglages les formes et les fonctionnalités. L’enjeu est en effet de taille pour leurs clients : préserver leurs collaborateurs en rendant leur travail plus confortable. Il en va de leur santé physique, mais aussi mentale car être mal assis participe à l’aggravation des situations stressantes.

Liens utiles : http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED%2023