Réglementation

Certifications QVT

Le confort de l’occupant d’un bâtiment était jusque là une affaire personnelle et liée à ses propres habitudes et modes de vie, les discussions étaient alors centrées sur l’impact d’un bâtiment dans son environnement et sur ses occupants. En effet, à ce jour, plusieurs labels / certifications existent mais restent relatifs au bâti. Ces modalités de labellisation / certifications visent à limiter à court et à long termes les impacts environnementaux d’une opération de construction ou de réhabilitation, tout en assurant aux occupants des conditions de vie saine et confortable. Cependant, les critères restent souvent trop accès sur la construction et prennent moins en compte le bien-être de l’occupant.

La prise en compte du confort du salarié dans son entreprise est de plus en plus recherché pour augmenter son degré de satisfaction et, à l’entreprise, d’évoluer suivant les enjeux sociétaux (maladies chroniques et cancers en augmentation, vieillissement de la population, manqué d’activité physique, stress au travail, droit à la déconnexion…).

C’est pourquoi de nouveaux labels et de nouveaux projets naissent pour donner une place prépondérante à l’évaluation du confort de l’occupant d’un bâtiment (neuf ou en rénovation). Passons en revue quelques-uns qui risquent de modeler les futures constructions ou rénovations.

 

 

Label / certification Well Building Standard

Comment s’intéresser au bien-être et traiter l’impact de l’immobilier sur l’occupant, tel est le questionnement générique de ce label. Il s’appuie sur le bien-être des occupants et notamment leur environnement. Aujourd’hui il concerne principalement les bureaux (bâtiments existants, non aménagés, rénovés, nouvelle construction) mais devrait par la suite permettre d’évaluer plusieurs autres types de bâtiments (les foyers, les écoles, les aéroports ou encore les bibliothèques). Le label s’appuie sur 7 critères, qui sont cités comme étant essentiels pour le bien-être des salariés :

1. L’air

La qualité de l’air doit être mûrement réfléchie au sein des locaux :

  • Mesures préventives
  • Purifier l’air
  • Eliminer au maximum les contaminants présents dans l’atmosphère du bureau

 

2. L’eau

Facile d’accès, elle doit être de bonne qualité

3. La lumière

Soigner l’éclairage en privilégiant la lumière naturelle. L’éclairage, rappelons-le, joue une part importante dans les rythmes circadiens des individus (humeur, cycles biologiques, métabolisme…).

4. L’activité physique

Le bâtiment doit être pensé de telle manière à encourager l’activité physique des salariés. L’idée du label est d’entretenir une forme physique grâce au bâtiment sur le long terme.

5. Le confort

Le confort est multi-modal et est souvent mesurer par un manque de confort. L’inconfort se « mesure » mieux que le confort donc tout ce qui est susceptible d’entacher le confort du salarié doit être analysé avec attention (bruit, températures, mobilier, agencement, matières, couleurs…).

6. L’alimentation

L’entreprise doit encourager les salariés à adopter une alimentation variée et équilibrée.

7. Le bien-être psychologique

Cet aspect du bien-être peut être encouragé par une réflexion portée sur les flux, l’agencement, le mobilier, les couleurs, la décoration. Tout ce qui peut influer sur l’état d’esprit.

Pour en savoir plus : www.wellcertified.com/

 

Certivéa, un projet de certification pour les cadres de vie

A l’origine Certivéa, opérateur de l’offre HQE, filiale du CSTB, se place comme la référence en matière d’évaluation et de certification destinées aux bureaux, équipements sportifs, culturels ou de santé, établissements scolaires, hôtellerie, commerce, logistique, etc.
Le constat étant le même que pour le label Well, Certivéa souhaite se positionner pour répondre aux enjeux sociétaux en évaluant les cadres de vie. Ce que propose Certivéa est donc d’analyser les cadres de vie comme des leviers de performances au service d’un accroissement de la qualité de vie.
Le bénéfice souhaité sera triple en augmentant la qualité de vie des utilisateurs du bâti (collaborateurs et visiteurs), en jouant sur la performance des organisations et en répondant aux enjeux sociétaux.

Certivéa souhaite se structure en 6 enjeux :

  • La santé : qualité de l’air / eau / sols / visuelle / acoustique / thermique, propretés et salubrité et ondes électromagnétiques. 
  • L’engagement participatif : participation et co-élaboration, amélioration continue, articulation avec l’organisation du travail, enquête de satisfaction et indicateurs QVT et performance.
  • L’efficacité fonctionnelle : sécurité et sûreté, services au bâtiment, qualité d’accès / d’usage / digitale, ergonomie des postes de travail, diversité et gestion des espaces et flexibilité et adaptabilité.
  • L’échange et lien social : échange et communication, appropriation des lieux, convivialité, prévention des RPS et diversité et non-discrimination.
  • L’équilibre vie privée / professionnelle : transport et mobilité, services aux utilisateurs, conciliation des temps et télétravail et politique personnelle et familiale.
  • L’hygiène de vie : activité physique, alimentation, sommeil, interaction avec la nature et accompagnement à la santé

Pour en savoir plus : http://www.certivea.fr/


Level, une certification européenne (FEMB)

Le programme européen de certification environnementale des espaces et mobilier de bureau a été mis en œuvre fin 2015 et introduit par la FEMB (Fédération Européenne de Mobilier de Bureau).
Il évalue à la fois :

  • le produit, 
  • le site de production 
  • et le fabricant, conformément à des critères sociaux et écologiques. 

La norme de durabilité reconnaît quatre catégories :

  • Matériaux,
  • Énergie et Climat,
  • Santé des Hommes et de l'Écosystème, et Responsabilité sociale. 

L'évaluation comporte 3 niveaux, le niveau 3 étant le plus élevé.
Pour en savoir plus : http://femb.org/femb-launch-european-sustainability-standard/

Pour ouvrir les discussions, Biom attitude, remettre l’homme au cœur de l’économie

Valoriser la performance économique d’une entreprise sur son tissu social local.
Biom mesure ce l’entreprise apporte comme service social et environnement à son territoire. Par exemple, si une entreprise délivre une prestation valant 10.000€ HT et qu’elle apporte un service social et environnemental valant 6700€ HT elle a un impact positif qui est excellent en terme d’emploi, de services publics financés et d’actions pour l’environnement.

Pour en savoir plus : http://biomattitude.com/

 

Document rédigé par Clément Grangé, consultant ergonome à FCBA.